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Autonomie en eau

Charges annuelles d’un citadin plus autonome en énergie et en eau

Devenu plus autonome en énergie et en eau à Bruxelles, Damien a des charges trois fois moins élevées que celles de sa voisine. Et suite à l’installation de sa citerne, sa consommation d’eau représente un quart de la moyenne bruxelloise…

Il partage dans cet article les charges annuelles payées par sa famille après l’installation d’une citerne de récupération d’eau de pluie, de panneaux photovoltaïques et solaires thermiques et l’isolation de la maison. Vous pouvez voir sa maison dans cette vidéo:

Des charges annuelles trois fois moins élevées que sa voisine

Les charges totales en eau et en énergie de la famille de Damien reviennent à 296,5 euros par personne et par an. À titre de comparaison, l’auteur de ce blog – qui vit dans la même rue – paye quasiment trois fois plus. (852 euros par an pour l’eau et énergie).

« On a payé l’année dernière 837 euros d’électricité, 762 euros de gaz pour une famille de 6 personnes et des locataires qui viennent et repartent. À cela s’ajoute la consommation d’eau de 180 euros ». (Note : La vente des certificats verts n’est pas prise en compte).

Impact de la citerne sur la consommation d’eau

À Bruxelles, la consommation d’eau moyenne par personne et par jour est de 96 litres. Avec la citerne, la consommation de la famille de Damien revient à 22 litres par personne et par jour. Donc quatre fois moins. (Pour l’année 2019, la famille de Damien composée de 6 personnes consommait 50 mètres cubes d’eau à 180 euros). A noter: la citerne (de 9 mètres cubes utiles) alimente les douches, la machine à laver le linge, le lave-vaisselle et les toilettes.

De facto, la famille de Damien se trouve dans la tranche 1, la moins chère pour le coût de l’eau. Il raconte: « Les premiers litres qu’un foyer consomme en Belgique sont peu chers : le système récompense ceux qui consomment peu ou qui ont peu d’argent. Plus tu consommes, plus le prix du mètre cube est cher. Donc, une personne qui a une piscine paiera l’eau proportionnellement plus cher. Nous, on se trouve toujours dans le tarif le moins cher, puisque la plupart de l’eau qu’on utilise, c’est de l’eau de pluie ».

Mesurer la surface disponible pour les panneaux photovoltaïques

Damien raconte: « Un collègue m’avait recommandé l’entreprise qui a installé ses panneaux solaires : GDE. Green and durable energy (https://gd-energy.be/vlaanderen/producten ). C’est eux qui ont installé mes panneaux solaires photovoltaïques. Pour calculer la surface disponible sur ma toiture, j’ai fait appel au système D : j’ai mis un mètre le long de la fenêtre de mon toit pour voir ce que représentait un mètre sur le toit. Puis, j’ai été chez les voisins d’en face photographier la fenêtre, le mètre et le toit. Ça m’a permis de calculer la surface de toiture disponible. ».

Aujourd’hui, à Bruxelles, il est possible de calculer automatiquement la surface disponible de son toit à Bruxelles, grâce à un outil simple et précis : https://geodata.environnement.brussels/client/solar/

Pour devenir plus autonome en énergie, Damien a installé huit panneaux photovoltaïques pour une capacité totale de 2640 Wp et un coût de 4477 euros. « Comme je n’avais pas beaucoup de toiture disponible, j’ai demandé les panneaux les plus efficaces (donc les plus chers). Ils sont orientés sud-ouest ».

Un autre avantage des panneaux solaires ? « Ça fait de l’ombre à la toiture. Donc en plein été, il fait un peu moins chaud en dessous ».

Plus autonome en énergie avec des panneaux solaires thermiques

« C’est aussi l’entreprise GDE il y a 10 ans qui a installé les panneaux solaires thermiques produisant de l’eau chaude. À l’époque, j’ai pris la garantie maximum. Les panneaux solaires donnent de l’eau chaude à un boiler solaire de 250 litres. J’ai mis ce boiler solaire au 1er étage. Il dessert tout toute la maison : la baignoire, le lave-vaisselle et la machine à laver. Il peut aussi transmettre l’eau à l’ancien boiler électrique qui se trouve au rez-de-chaussée.

Avant, le boiler électrique chauffait l’eau toute l’année. Maintenant, je l’utilise uniquement six mois par an. (Et je l’ai isolé). De Pâques à novembre, je l’éteins, sauf quand il fait très mauvais pendant plusieurs jours d’affilée. En été, il ne fait que stocker l’eau chaude. Ça permet de lisser/baisser la température de l’eau chaude.

Note technique: Damien utilise un mitigeur à 40°c pour distribuer de l’eau « tiède » vers les machines à laver et les lave-vaisselles de la maison. Il profite ainsi de la chaleur du soleil pour faire des économies d’électricité sur ces machines, sans avoir à les remplacer par des machines qui ont une entrée chaude et une entrée froide.

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2 réponses sur « Charges annuelles d’un citadin plus autonome en énergie et en eau »

Mais c’est fou comme la Belgique est très en avance sur la France dans ce domaine ! Les premiers mètres cubes d’eau moins chers pour inciter à économiser, quelle bonne idée ! Quant à l’utilisation de la toiture d’un immeuble pour y installer des panneaux solaires ou autres, ça aussi c’est top mais en France avoir toutes les autorisations exige patience… zénitude… (et peut être même un peu de drogue pour être sûr de ne pas devenir dingo 🤪…). En tous cas je me dis que ça vaudrait peut être le coup d’écrire un article sur le sujet. Et vive la Belgique !!!

Hey Nath, oui, je pense que la Belgique est clairement plus avancée que la France, en tout cas au niveau de l’utilisation de citernes en ville. A Bruxelles, les maisons construites au tournant du XXe siècle par exemple étaient systématiquement équipées de citernes. Donc, il est possible de réutiliser ces citernes. Merci pour l’info sur l’installation des panneaux solaires en France. Ca m’intéresserait en effet d’explorer le sujet!

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